Jour 13 : Zhangjiajie (À tes souhaits !, Y. Bernard)

(Note : si vous etes tombé sur ce blog pour avoir des infos sur Zhangjiajie, vous n’en aurez pas de précises dans le texte qui suit. En revanche, je serais ravi de vous donner plus de détails si vous me le demandez dans les commentaires.)

Zhangjiajie, c’était l’étape critique du voyage. Celle qui nous faisait un peu peur. Peur parce que dans un parc naturel chinois au milieu de nulle part. Des bus à prendre, des chemins à trouver. Et savoir parler anglais là bas ne sert a rien à part faire rigoler les Chinois. Bref l’aventure. Mais les photos faisait envie, alors…

Nous voilà levés de bon heure le matin. Nous avons demandé cinquante fois au monsieur de l’auberge comment on y va, où on dort. On a un plan du parc. On s’en va.

On prend le bus n°5 devant l’auberge et les arrêts défilent. On est déjà perdu. Rien n’est marqué en anglais. On repère donc les chinois qui portent des sacs à dos et j’en prends un à partie en lui montrant le papier avec le nom du parc et en lui demandant où descendre.

Il me répond dans un anglais impeccable de le suivre. C’est un étudiant qui fait son master en Allemagne et qui va au parc avec ses parents et un guide. Le coup de bol. Du coup on le suit à la trace. On descend du bus et il nous emmène dans la navette pour le parc. Merci Zhao !

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On descend avec lui et sa famille à l’entrée du parc et on dit au revoir à notre ami/sauveur.
Achat des tickets et nous voilà dans le parc.
On essaye de vite vite s’eloigner des groupes de touristes et leur guide avec un microphone (et qui parlent avec les gens à côté d’eux aussi avec le microphone quand ils n’ont pas de groupe).
On se dirige vers le départ de la première randonnée pour rejoindre un village dans lequel il y a une belle vue.
La randonnée monte un peu.

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Des marches, tellement de marches. Mais nous sommes encouragés par les bêtes du coin :

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« Hallo, achetez nos bananes ! »
La montée continue, dure, terrible, inplacable, mais magnifique pour l’esthète que je suis :

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Les randos dans la montagne sont animées avec les chinois. Ils essayent de voir s’il y a de l’écho partout en criant (vraiment partout) et ils écoutent de la musique (pop ou traditionnelle chinoise) sans écouteur sur leur téléphone.

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« Hallo, une noisette pas chère, monsieur ? »

On arrive en haut de la montée d’une heure et demi (de marches) fatigué, mais recompensés. Et on contemple la vue, sublime :

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Si certains de vous voient un Boudha géant sur la photo, c’est pas la peine de faire la blague.

On redescend tout penaud par le téléphérique et on enchaîne avec le chemin le long du ruisseau doré :

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Le chemin est super beau. Du coup, forcément, c’est « classe mannequin »

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« Vas y, tu es magnifaique sur ce caillou ! »

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« Oui, jette de l’eau avec tes mains ! Fais l’amour aux poissons ! »

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« Oui, c’est ça, mets les pieds sur ces plots ! Sois un avion ! »

On continue le chemin, et la pluie commence à arriver sévère :

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Mais le moral est bon. La beauté des paysages y aide beaucoup :

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À la fin du chemin, il pleut vraiment beaucoup.

On décide donc de prendre l’ascenseur en verre pour rejoindre le haut du parc :

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Ah, ben la vue commence à devenir intéressante :

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« Ouais, ça rappelle un peu le boulot quand même. »

À l’arrivée de l’ascenseur ça devient même très beau :

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Ceux qui pensent au film Avatar ont :
1. Du goût
2. Raison, la légende veut que le parc ait inspiré les paysages de la planète du film.
Du coup, tout un marketing est développé autour de ça dans le parc :

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Et encore, il y a pleins de figurines géantes des personnages du film dans le parc mais comme il y a des photographes professionnels derrière chacune, j’ai pas osé les prendre en photo.
Vu le temps qu’il fait, on décide de rejoindre l’auberge de jeunesse à l’intérieur du parc et la galère commence. Des bus gratuits sont censés faire le tour du parc mais on découvre (avec l’experience) qu’en fait les bus ne vont que d’une station à l’autre et qu’il faut en changer à chaque fois pour passer à la station suivante. Si on ajoute à ça le fait que notre plan ne contient pas les arrêts de bus, que notre auberge est entre deux arrêts on commence à rigoler. Et, il y a deux choses typiques qu’il faut que je vous raconte :
• Il nous ait arrivé plusieurs fois qu’on tombe sur un chauffeur (de bus ou de taxi) sympa, avec une bonne tête, qui nous dise qu’il connait l’endroit où on veut aller. On monte donc dans son véhicule et on attend. Tout d’un coup, le chauffeur descend et il est remplacé par un autre, qui n’a aucune idée de ce qu’on veut. Ou alors il vous refile à un copain. Et ça arrive généralement à 2h du matin ou après avoir marché 2 heures sous une pluie battante.
• Deuxième spécialité locale. Je vais l’appeler « Celui qui parle anglais ». Vous arrivez dans un grand bâtiment ou il est généralement marqué « International center for tourist » ou « International hotel ». Bref, quelque chose qui fait bilingue. Là, un immense comptoir avec 4 personnes. Vous lancez, méfiant : « English ? » (Parce que vous commencez à piger le truc). Regards apeurés, rires. On appelle vite, vite, « Celui qui parle anglais » (et qui n’est jamais devant le comptoir). Il arrive et vous dit « Allo ? ». C’est à ce moment précis que vous savez que non seulement vous n’aurez pas votre info, mais que vous allez assister à un spectacle. Parce que tout le monde (nous et lui y compris) est mort de rire quand « celui qui parle anglais » parle anglais. Je crois que c’est comme en France où on chambre systématiquement quelqu’un qui parle anglais. Là, il le font juste devant vous.
À ça j’ajoute les mamis que vous croisez sur la route et qui vous invite à dormir chez elle, les chiens et les poules qui se baladent, les klaxons, les « Hallo ». Bref, il y a quelque chose qui se passe toutes les 10 secondes ici.
On finit donc par trouver l’hôtel avec Audrey. On attend que la pluie passe et on va visiter un peu le haut du parc :

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L’ironie à la chinoise : la piscine de la longue vie :

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Avec une tortue morte en plein milieu :

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« C’est pour manger ! »

À un endroit, la roche, tellement découpee, fait carrément un pont avec une de ces montagnes :

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Je vous raconte pas le vertige qu’on a dans le coin. On est passé (les yeux fermés) de l’autre côté du pont avec tous les rubans rouges placés le long du chemin :

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pour regarder le soleil passer derrière les montagnes et assister à un beau coucher de soleil :

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Ça y est. La malédiction de la photo ratée est terminée. Tout ce que je prends en photo est magnifique !

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RHAAAAAA !

On rejoint l’auberge de nuit à pied. Audrey en profite pour battre le record de Prague :

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C’est fantastique ! Et encore, le téléphone ne compte pas les marches montées.
Un petit repas :

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Un petit debrif du parc avec des Français dans l’auberge, un rapide coup d’œil aux étoiles (pas de pollution lumineuse ici) et au dodo !

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2 réflexions sur “Jour 13 : Zhangjiajie (À tes souhaits !, Y. Bernard)

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