Jour 14 : Avatar 2

Réveil difficile à Zhangjiajie. On se lève tôt et on va vite vite se promener, à jeun, pas réveillés. Comme dit Audrey : « On se lève et une demi heure plus tard on monte des marches ». Du coup le moteur a du mal à démarrer.
On rejoint la station de bus à pied et on va au village de Wulong voir la vue.

La montée au village est assez pentue et le passage est très étroit par moment :

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Petit déjeuner frugal et on continue. Apparemment il y a une belle vue à l’extrémité du village mais le chemin est un peu escarpé :

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Voire très escarpé :

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Une petite pensée pour les chinoises en talon et petite robe qu’on a croisées en revenant de ce chemin.
En tout cas, la vue est magnifique :

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Mais non, banane, de l’autre côté :

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Ah oui, effectivement.
On se dit que ça aurait été vachement moins accessible et moins beau avec la pluie d’hier.
Pour se plonger dans l’ambiance, il faut imaginer que devant le point de vue, il y a un monsieur en haut d’une estrade qui engueule les gens qui se mettent sur les photos qu’ils vend. Et tous les touristes chinois qui posent devant la vue. Les touristes chinois et Christophe Willem :

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Un joyeux bordel. Mais c’est ce qui fait le charme de l’endroit aussi.
La redescente est épique. Et on continue le chemin qui ressemble à de la via ferrata :

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Pour tomber sur un autre point de vue :

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Notez que certains s’emmerdent vraiment pas dans le coin pour voir les vues :

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On décide de prendre le bus pour aller de l’autre côté du parc. Comme on ne sait pas où aller, on montre l’endroit sur notre carte à un groupe de jeunes chinoises qui nous disent qu’elles vont au même endroit. On les suit et on monte dans le bus.
À un moment, le bus s’arrête et une des jeunes demande (on pense) si c’est le bon endroit. Le chauffeur lui dit que non. On continue donc notre route. Et on arrive au terminus, 10 fois trop loin. Bon, finalement, elles allaient pas au même endroit.
En menant l’enquête, en recoupant les informations, on en vient à la conclusion que notre carte est la mère de tous nos maux. À chaque fois qu’on la montre à un chinois il a aucune idée de où ça se trouve. Une chinoise nous voit désespérés et nous donne sa carte à elle. La comparaison est sans appel :

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Notre carte : pas d’arrets de bus, des milliards de noms qui ne correspondent pas aux panneaux.

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Sa carte : les arrêts de bus, les noms corrects et notez comme l’ascenseur est indiqué à l’endroit où notre carte montre une route. Ça a l’air de rien mais à cause de notre carte on a cherché pendant une heure une route qui existait pas.
Enfin bon, on visite donc la partie est du parc qui offre également de magnifiques points de vue :

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Et on redescend :

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On croise un porteur, épuisé d’avoir porté les paresseux :

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On passe sous un pont naturel :

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Et on continue, marche après marche, tranquille, loin du tumulte touristique d’en haut.
Oh, le joli petit pont typique :

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À la fin de la descente, on croise une française et une quebecquoise qui ont l’air perdue (devinez quelle carte elles avaient ?). Elles cherchent des singes et n’en trouvent pas. On leur montre où en a vu, et leur transmettons la carte « avec laquelle on ne peut pas se perdre »

Puis on prend un petit bus jusqu’à la sortie du parc.

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Au revoir Pandora !
Reste plus qu’à trouver le bus pour rentrer à l’auberge. Il y a tous les chauffeurs de taxi qui nous tournent autour en nous disant leur prix et qui sentent qu’on galère.
Encore une fois, on demande à des gens qui nous disent de les suivre et qui nous amènent le long d’un rond point sans aucun signe d’arrêt de bus. Pendant qu’on marche avec eux, les chauffeurs de taxi nous suivent en voiture en nous criant leur prix ! Et on voit la navette arriver. Merci à eux. On aurait jamais trouvé tout seul.
Arrivés à l’auberge on a un peu faim. Donc on fait quelques expériences :
Candidat n°1:

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Des sardines epicées. 12/20. Il y avait les os de la tête du poisson dedans.

Candidat n°2

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Un gâteau moelleux. 17/20. Très très bon mais aucune idée de ce qu’il y a dedans.

Candidat n°3

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De la gelée à l’ananas. 14/20. La même qu’en Angleterre ou j’aimais déjà pas ça. Mais du coup je n’ai pas eu de surprise.

Et last but not least :

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Ah non, ça je vais le garder pour mes collègues. Je leur cacherais dans leur tiroir pour leur faire une surprise.

À l’auberge, on retrouve la française et la quebecquoise qui ont finalement abandonné les singes après que le bus les ai pas amené au bon endroit. Du coup, comme j’ai les deux cartes à disposition, j’explique au petit jeune de l’auberge qui m’a vendu ma carte que sa carte à un soucis et qu’il doit prendre l’autre comme exemple. Il est tellement content qu’il me donne 5 paquets de cacahuètes ! Ami voyageurs si tu va à Zhangjiajie et que ta carte ne marque pas de route là où il y a un ascenceur, c’est un peu grâce à moi (en toute modestie bien sur).

On reprend le bus pour aller à l’aéroport et on a une vue superbe sur le mont tian men qu’on a pas eu le temps de visiter (Audrey m’a dit l’année prochaine, mon cheri).

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(Pour info, c’est le trou dans la montagne que vous voyez. Des gens sont passés dedans en wingsuit)
Voilà. À la prochaine !

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Une réflexion sur “Jour 14 : Avatar 2

  1. Et oui, c’est typique de l’Asie : « pour ne pas perdre la face, on répond n’importe quoi quand on ne sait pas ». Alors quand c’est en Chinois, il y a de quoi en perdre son latin 😉

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