Jour 20 : Entrée dans la cité interdite

Grosse journée aujourd’hui. Au programme, deux des symboles de Pékin : le temple du ciel et la cité interdite. Et pour avoir longé la cité interdite la veille, il va y avoir de la marche à pied !
On se lève tôt le matin et on s’occupe des petites tâches : la lessive (je commence à attirer les mouches chinoises) et s’inscrire pour le lendemain à une excursion à la grande muraille.
On prend le métro pékinois. C’est pratique en Chine. Comme les métros ont été construits dans toutes les villes sur un temps assez court, ils sont tous construits sur les mêmes modèles avec les mêmes machines. Du coup quand on en a fait un, on se débrouille dans tous les autres.
On prend notre ticket pour l’entrée du parc du temple du ciel et on est parti.
Des l’entrée du parc on repère une esplanade sur la droite ou il y a l’air d’avoir une grande activité.
Vous connaissez ces machines qu’ils mettent dans les parcs pour faire un peu de gymnastique ? Chez nous, ils en mettent 4 ou 5 dans un parc et on voit pas grand monde dessus généralement. Eh ben en Chine, forcément, c’est un tout petit peu différent :

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Imaginez des centaines de machines. Et mieux encore, des centaines de papis et mamis chinois en train de faire leur gym dessus. Et les papis mamis chinois ils sont pas la pour changer l’eau des olives :

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Barres paralleles !

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Abdos sur barre fixe, tractions !

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Abdos, lombaires, pompes. Ah, c’est pas pétanque/pastis en Chine le matin ! Et ceux qui ne font pas de muscu font de la danse :

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J’essaye une des machines qui m’intriguent, un espèce de rouleau qu’on utilise pour détendre les muscle (c’est le seul agrès sur lequel je peux éviter le ridicule). On fait rouler l’arrière de la cuisse sur un rouleau (pour moi ce sera le mollet. Ça m’apprendra à manger autant de soupe quand j’étais petit) pour décontracter :

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Bon, je vais doucement, je vais encore me blesser si je force trop.
Allez, on quitte « l’Orange vieux » et on part visiter le parc.
On traverse une espèce de passage couvert où les papis et les mamis se remettent de leur tractions et pompes en jouant aux échecs chinois, aux cartes et en faisant de la dentelle :

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Pour arriver sur le bâtiment principale, la salle de la prière pour de bonnes moissons :

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Situé sur un grande place :

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On passe par la grande porte que vous voyez à gauche de la place pour arriver sur une grande esplanade :

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Qui amène à la voute céleste impériale :

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Entourée par le « mur de l’écho ». Apparemment, un chuchotement s’entend d’un bout à l’autre de la place (quand il n’y a personne). Vu ce que j’avais vu à Zhangjiajie, je m’attendais à voir des centaines de Chinois hurler face au mur. Ils ont une passion pour les échos. Eh ben non, par esprit de contradiction, pour m’embeter sans doute, pas un bruit, rien ! Qu’ils sont contrariants. Eh ben puisque c’est comme ça, c’est moi qui m’y colle :

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« C’est à bâbord, qu’on gueule, qu’on gueule ! »
Bon, j’ai pas entendu de réponse. Ça marche pas leur machin. C’est un attrape touriste, je le savais.
On va ensuite à l’autel du Tertre circulaire :

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Ou tous est conçu suivant le chiffre 9. Il y a trois fois 9 marches pour y accéder et chaque cercle de pierre au sol contient un multiple de 9 de pierres.
Il y a une queue pour se prendre en photo au centre du sommet.  Du coup, bêtement :

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« On a aucune idée de ce sur quoi on est mais on est hyper content d’y être ! »
Allez, c’est pas tout de faire les mannequins mais on a du boulot aujourd’hui ! On quitte le parc et on va manger dans un restaurant de nouille dont nous a parlé un collègue d’Audrey.
On a eu à demander qu’à quatre personne pour le trouver et il avait pas le même nom que dans le guide donc en moyenne dans le voyage il était plutot facile à trouver :

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Sur le guide c’est « Old Beijing Zhajiang Noodle King ». Roh, on chipote là.
C’est une spécialité de Pékin. Des nouilles avec des légumes crus et un petit condiment epicé vachement bon :

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« Il faut secouer les nouilles avant, ma puce (un peu d’humour ne fait jamais de mal) »
« Tais toi et mange mon chéri ».
Moi j’ai pas pris ça. J’en ai déjà mangé la veille que la dame du restaurant a du m’expliquer comment les mélanger et à finit par me le faire en soupirant.
Après un bon repas, on part pour la cité interdite.
Je vous avait dit ma veille que la place Tiananmen était très surveillée et très fermé et c’est difficile de rejoindre l’entrée de la cité interdite avec tout ça. On tourne un peu en rond. Ça permet de bien visiter la place :

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Finalement, après être passé dans des tunnels, des couloirs, des passages de sécurité, on trouve l’entrée :

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Et on rentre du coup :

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Là, on achète nos tickets et on passe dans une autre porte pour officiellement entrer dans la cité :

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Waahh, c’est grand :

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Bon alors mes photos vont pas être terribles mais vous plaignez pas. Quand on regarde autour de nous, on se dit que les photos de la cité interdite des autres doivent ressembler à ça :

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Alors estimez vous heureux de voir les monuments sur les photos au moins, et arrêtez de râler un peu, non mais sans blague !
On visite les differents bâtiments de la cité en suivant l’itinéraire du guide. Ça va pas mal sur l’allée principale et les gros bâtiments :

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Dans chacun desquels on trouve un grand trone :

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Mais on fait l’erreur de partir sur les allées latérales et là on se perd. On tombe sur les appartements des impératrices :

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Auxquels mènent de très jolies allées :

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C’est vraiment une ville dans la ville.
On finit la visite par les jardins de l’empereur, à l’extrémité nord de la cité :

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« La Chine, La passion du caillou. »

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Ah, je me dis que j’ai oublié de vous montrer les extincteurs de la cité :

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Des grandes cuves remplies d’eau de pluie. Il y en a devant chaque bâtiment.
Pour en revenir au parc, on le trouve un peu petit par rapport a ce qu’on a vu avant et on plaint un peu l’empereur qui avait un si petit jardin. Mais on sera rassuré deux jours plus tard.
On tombe sur des statues d’éléphant qui s’inclinent face à l’empereur :

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Tellement troublés par l’empereur qu’il en ont les coudes à l’envers dis donc.
Il est cinq heures et on se sent un frémissement. On commence à voir la sécurité du parc pousser les gens vers la sortie et ils rigolent pas. Et comme il pleut ils sont tous en imper jaune. Ça devient un jeu entre les gens qui veulent prendre une dernière photo et les gardes en imper jaune qui leur courent après pour les faire sortir.

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Je me risque moi même à une dernière photo de cette magnifique allée toute rouge :

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Notez au fond les « hommes en imper jaune » qui approchent dangereusement pour m’engueuler.
Vite, vite on sort. Ça y est, on l’a vu !

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On finit la journée en allant manger un canard laqué, une autre spécialité pekinoise.
On va vous raconter les étapes parce que c’est quelque chose de manger un canard laqué la bas.
On arrive donc devant le restau :

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On entre. Une dame nous donne un ticket avec un numéro et nous guide vers la salle d’attente.

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La, un écran montre les numéros qui sont appelés :

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On en a pour une demi heure d’attente donc j’en profite pour aller voir les cuisiniers bosser à travers la vitrine :

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On y voit les cuisiniers mettre les canards dans les âtres pour les cuire au feu de bois.

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Une fois le canard cuit, il est amené au client sur un petit chariot.

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On nous appelle et on prend place.
On commande deux soles meunières.
Meuh non, on achète un canard. Eh oui, ca marche comme ça. On achète un canard pour la table et le cuisinier vous l’apporte.
Il le découpe alors soigneusement devant vous en séparant les différentes parties du canard dans des assiettes :

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Puis les assiettes sont mises à table. Alors, ça se mange comment ensuite tout ça ? Laissez moi vous montrer. Vous prenez une petite crêpe que vous placez sur une assiette :

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Vous ajoutez de la sauce et des poireaux crus :

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Vous mettez le canard :

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Vous roulez la crêpe et vas y cocotte :

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Pendant ce temps là, on vous remets le certificat du canard :

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Et après c’est l’orgie. Et un canard pour deux, ça fait beaucoup ! J’en ai fait des cauchemars toute la nuit.
Si vous voulez, vous pouvez repartir avec la carcasse du canard qu’on vous met dans un joli petit carton. De quoi manger le lendemain.
Après le repas, Audrey retourne a l’auberge. Moi je pars me balader dans un petit marché typique.
C’est donc l’estomac un peu lourd que je regarde les etals. Et vu mon état c’est pas une très bonne idée :

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(Bien entendu, les scorpions sur les brochettes ont encore les pattes qui bougent. Sinon c’est pas drôle.)
Bref, je reste pas longtemps, c’est pas ici que je vais digérer.
Je rentre à l’auberge et je me couche.

 

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